jeu. Juin 27th, 2019

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Kyle Lowry fait taire ses détratreurs

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S’il y en a un qui a réussi l’exploit de fermer les bouches de ses détracteurs sur ces Playoffs, et particulièrement sur ces Finales, c’est bien Monsieur Kyle Lowry. Le meneur des Raptors a sorti une fin de saison taille patron, avec à la clé une bague de champion archi méritée.

Kyle Lowry

Son match d’hier a été l’accomplissement d’une montée en température tout au long des Playoffs. Lors de ce Game 6, on a eu droit à un Kyle Lowry qui a tout de suite montré qu’il en avait marre qu’on se foute de sa gueule en marquant les huit premiers pions de la partie et les onze premiers points de son équipe, en deux minutes et douze secondes. Boum. De quoi montrer qu’il en a en envoyant un message très très fort dans une Oracle Arena qui vivait ses dernières heures. Il avait envie d’aller la chercher comme un grand cette première bague. Et il l’a brillamment fait. Il n’est pas franchement redescendu en pression par la suite dans ce Game 6. A la mi-temps, il est à 21 points, 6 rebonds, et 6 passes et il termine finalement à 26 points à 9/16 au tir et 4/7 du parking, 10 passes et 7 rebonds…Avec un petit truc en plus sur l’un des doigts de sa main à la clé. Hier, c’était le Lowry des grands soirs, celui qui fait oublier toutes les critiques à son égard, et qui rappelle quel joueur il peut être quand il met l’accélérateur. On a beau se moquer, le fait que Kyle Lowry soit un vrai bon joueur n’est jamais vraiment remis en question. On a bien compris que c’était le garçon qui fait le taff dans l’ombre, qui va défendre comme un acharné avant de servir caviar sur caviar à ses copains de l’autre côté du terrain. Le problème avec le petit Kyle, c’est sa fâcheuse tendance à ne pas peser dans les gros matchs, sa facilité à s’effacer dès que les Dinos ont le plus besoin de lui. La nuit dernière, ce Kyle Lowry-là était aux oubliettes. Il est allé chercher le premier titre de l’histoire de sa franchise, et nous a sorti un match bien représentatif de ses Playoffs en faisant le boulot puis en plaçant un petit coup en plus quand il le faut.

Pourtant, on ne peut pas franchement dire que Lowry commençait très fort ses Playoffs. On disait le meneur être le roi du chock dès que commençait la postseason. Le garçon nous a donné à manger avec son premier match face au Magic, où il finit avec une jolie bulle (0 pion en 37 minutes de jeu). Ses 8 passes et 7 rebonds n’auront pas suffit pour qu’on ne se moque pas un peu. Derrière ? De vrais gros matchs, dès qu’il le fallait, avec une amélioration de son niveau contre chaque nouvelle équipe qu’il rencontrait, et une clutchitude folle quand son équipe n’avait plus le droit de perdre. Avec un pouce en moins ? Rien à foutre, Kyle était en mode rédemption tout le long de ses Playoffs, ponctuées par de pures Finales et un dernier match qui le place au sommet. Sur ces Finales ? On se rappellera particulièrement de ses premiers matchs, où sans briller par les stats, il était quand même bien présent. Ensuite, il nous a sorti un Game 3 mastoc, avec 23 points, 4 rebonds et 9 passes, et surtout des shoots mis exactement quand les Warriors pensaient tenir la victoire. Les Dubs pourront le dire, si Kawhi Leonard et Pascal Siakam ou Fred VanVleet leur ont fait mal, le petit Kyle les aura aussi fait chier durant cette série. Ils ont essayé de passer par leurs actionnaires de génie pour mettre des bâtons dans les roues du meneur mais ça n’a pas bien fonctionné et il a fait un sacré job dès le Game 1 avec la grosse perf d’hier en guise de cerise sur le gâteau. Le type sur qui les Raptors ne peuvent pas compter dès qu’on arrive en avril était vraiment loin sur ces derniers matchs la saison. Faire le boulot de l’ombre ? Ok, pas de problème, on continuera de le faire, et on viendra ponctuer tout ça de quelques éclairs de génie dès qu’il le faudra. Voilà comment on pourrait résumer ce qu’il devait y avoir dans sa tête. Lowry qui fait de gros Playoffs, pour aller offrir le premier titre de l’histoire de sa franchise, on pouvait difficilement faire plus symbolique. Il manquait juste DeMar DeRozan pour que le tableau soit parfait.

Le premier titre de l’histoire des Raptors aurait eu une valeur différente si Kyle Lowry nous avait sorti les Playoffs qu’il a la fâcheuse habitude de faire. Ça a l’air clair, le garçon a fermé un sacré nombre de bouches ces dernières semaines, et s’est drôlement donné pour offrir ce trophée à sa franchise. Rien que pour le voir galérer à porter le Larry O’Brien hier soir, on se dit qu’on l’aime quand même beaucoup le Kyle.

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