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Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l’Union Européenne depuis le 31 janvier 2020 à minuit. Un événement qui peut bousculer énormément de choses sur la sphère politico-économique européenne et dans le reste du monde, mais qui peut aussi avoir ses conséquences sur le football anglais. Perçue comme le championnat le plus attractif du monde, la Premier League risque bien de supporter elle aussi les conséquences d’un BREXİT qui aura son lot de surprises. Mais qu’est-ce qui pourrait réellement changer avec le BREXİT en Angleterre ?

Un arrêt de la libre circulation des personnes dans l’espace européen qui va déjà tout changer pour les joueurs

Si le Royaume-Uni a décidé de sortir de l’Europe, l’une des causes majeures avancées par la bande à Boris Johnson (Premier-Ministre) est le besoin de contrôler davantage l’entrée des personnes en Grande-Bretagne. Le principe de la libre-circulation des personnes sera donc le premier pilier que fera sauter le BREXİT et cela constitue déjà un premier problème pour les joueurs européens. En effet, ces-derniers ont bénéficié du statut communautaire qui leur permettait d’abord de pouvoir évoluer en Angleterre sans besoin de faire une demande de contrat de travail; ensuite, dans la législation de l’UEFA, une équipe affiliée à l’UEFA, ne peut aligner que 5 joueurs extra-communautaires sur une feuille de match. Ce qui revient à dire que, non seulement ces joueurs européens seront considérés comme des joueurs étrangers qui devront suivre les mêmes démarches qu’un africain ou un japonais en termes de demande de permis de travail, mais ces joueurs espagnols, français, danois… devront être limités dans leur recrutement, sous peine de ne pas avoir un temps de jeu important. Ce qui donc pourrait porter préjudice aussi au recrutement des autres talents des autres nationalités.

En plus, ce qui intervient dans le cadre de la législation pour l’obtention du permis de travail (ou contrat de travail) en tant que joueur de football, est que le joueur est obligé d’être international et d’avoir un certain nombre de sélections avec son pays. Une règle qui, si elle n’est pas revue, pourrait empêcher plusieurs talents européens d’évoluer en Angleterre. Autrement dit, 75% de l’effectif actuel de la Premier League en termes de joueurs européens, n’auraient pas donc eu (facilement ou pas du tout) un permis de travail.

Pour rappel, le championnat anglais compte 331 joueurs étrangers, soit 65% de l’effectif de la Premier League.

La Livre Sterling et ses risques de perte de valeur

La livre Sterling avait connu une grosse perte de valeur après les débuts du processus du BREXİT en 2017, même si depuis la venue de Boris Johnson, les choses semblent s’améliorer. Néanmoins, la sortie officielle de l’Europe pourrait avoir des conséquences sur la valeur de la monnaie et ainsi impacter sur le pouvoir d’achat des salariés qui sont déjà en Angleterre, mais aussi et surtout faire en sorte que le championnat soit moins attractif en terme de finances. Ce qui fait déjà que certains agents de joueurs sont d’ores et déjà entrain d’inclure des clauses permettant d’amortir une probable chute de la valeur de la monnaie anglaise. Ces-derniers ne voulant pas faire face à une perte de pouvoir d’achat, ni pour eux, ni pour les joueurs.

Les pertes de recettes publicitaires et Droits TV

La Premier League est le championnat le plus suivi au monde et est diffusée à travers 180 pays. Ce qui en fait un championnat extrêmement attractif pour le sponsoring et surtout les Droits TV qui en engendrent des milliards de bénéfice. Mais les conséquences du BREXİT pourrait faire en sorte, comme souligné plus haut, que le championnat attire moins de joueurs talentueux et soit donc par voie de conséquence, moins attirant. Ce qui occasionnerait bien entendu une perte de son attractivité, donc moins de sponsors, moins de recettes sur les Droits TV et donc moins probablement d’abonnement pour les 180 pays qui le suivent.

Cependant, l’espoir est toujours permis. Les négociations entre l’Europe de Michel Barnier et le Royaume-Uni de Boris Johnson devraient tendre à mitiger ces conséquences attendues. En outre, le pays prévoit d’attirer les personnes qui auraient un potentiel économique et financier intéressant pour le royaume et donc les joueurs seraient sans doute les premiers visés par cette nouvelle politique d’attractivité à venir. Les personnes aux revenus supérieurs à plus de 30 000 livres Sterling par an, devraient tout à fait avoir l’accès facile au Royaume-Uni.

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