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Le football a connu énormément de changements de ses débuts tactiques dans la fin du 19e siècle, aux opposions de style entre jeu de possession et jeu de contre tout au long de notre siècle. Des choses ont changé surtout dans l’utilisation des postes des joueurs ainsi que l’obligation du dépassement de fonction. Aujourd’hui on vous parle de 5 choses qui font vraiment la différence dans le football moderne.

Un numéro 6 technique capable de donner une dernière passe

Dans le football moderne, le rôle le plus en vue ces dernières années est sans doute celui du numéro 6. Appelé sentinelle, milieu récupérateur ou de façon plus classique milieu destructeur, le numéro 6 est sorti de sa vocation exclusivement défensive d’antan, pour devenir un joueur qui apporte un surplus. Des joueurs agressifs et coupeurs de ligne comme Gattuso ou Makelele, nous sommes passés d’abord à des milieux récupérateurs dotés d’un gros volume de jeu comme le ghanéen Michael Essien ou l’espagnol Xabi Alonso, capable de faire la différence sur coup de pied arrêté ou sur des frappes de longues distances. Ensuite, nous avons perçu des récupérateurs d’une nature plus fine: bonne vision de jeu, très à l’aise dans les phases défensives, capables de donner des passes décisives et capables d’être et au départ et à la finition des actions. Un potentiel que des joueurs comme N’Golo Kanté, Fabinho, Busquets ou encore Casémiro ont su amener au poste de numéro 6.

Des latéraux endurants et très offensifs

Quand on parle de latéraux, leurs premières tâches sont souvent perçues comme d’ordre défensif. Cependant, au fil des temps, surtout dépuis le début des années 90, le jeu de centre et la tactique des équipes de plus en basées sur le jeu sur les flancs, ont modifié davantage l’apport des latéraux, devenu davantage offensif. Les noms qui nous viennent à l’esprit sous ce rôle seront sans doute celui de Dani Alves ou de Marcelo, qui sont les illustrations parfaites de la bonification du rôle de latéral. Cependant, la montée des latéraux sur les phases offensives fait la différence autant positivement que négatif. On se souvient encore quand Unaï Emery avait déniché la subtilité de jouer dans le dos de Dani Alves quand Valence affrontait le FC Barcelone. Ce qui était de superbes occasions de prendre la défense barcelonaise en supériorité numérique ou d’avoir un boulevard pour une contre-attaque.

Un gardien rapide et qui sait jouer au ballon

Si Manuel Neuer a marqué la Coupe du Monde 2014, ce n’est pas seulement à cause de ses parades. On se souvient de sa sortie magistrale face à la l’Algérie ne huitièmes de finale sur une balle de contre. Le gardien allemand est connu pour son habileté avec un bon jeu de pied mais aussi sa capacité à bien anticiper sur les actions. Deux choses qui peuvent bien faire la différence dans le football. Le jeu du FC Barcelone et de Manchester City est surtout connu pour se baser sur une relance propre est un jeu de passe à partir du gardien. Ce qui demande une capacité du gardien de buts à pouvoir relancer ou combiner facilement avec son pied, avec ses coéquipiers. Marc André Ter Stegen s’illustre sans doute le mieux actuellement dans ce style.

Un défenseur habile de la tête

Virgil Van Dijk, ça vous dit quelque chose ? Bien sûr! Le néerlandais n’est pas juste un excellent défenseur avec le marquage aux pieds, c’est surtout un défenseur extrêmement habile pour aussi bien enrayer le danger de la tête, qu’inscrire des buts tout aussi important. Les défenseurs modernes ne sont pas juste des joueurs destinés à enrayer le danger devant leur but, ils sont devenus tout aussi importants sur les phases de balles arrêtées. Celui qui s’est distingué le plus sans doute sous ce cadre est Sergio Ramos, le capitaine du Real Madrid, abonné aux coups de boule décisifs en Champions League et en Liga. Donc une équipe qui bénéficie de ce genre de défenseur, détient une arme de plus.

Un attaquant qui sait jouer en équipe et donner des passes décisives aussi

D’habitude les numéros 9 sont perçus comme des finisseurs à 100%. Autrefois, la majeure partie d’entre eux même étaient juste dotée soit d’une bonne vitesse, soit d’une force de résistance. C’est ce qui importait et faisait la différence devant. Aujourd’hui cependant, le numéro 9 doit apporter un surplus. İl doit pouvoir combiner, décrocher, se mettre sur un côté pour créer de l’espace, être à l’aise techniquement pour se défaire de ses adversaires. Si Robert Lewandowski, Luis Suarez et Karim Benzema sont perçus comme les meilleurs numéro 9 du monde, c’est parce qu’ils n’ont pas seulement un rôle d’opportuniste et de finisseur. İls sont capables de donner des balles de but à leurs coéquipiers et se défaire d’un marquage avec juste leur talent de dribbleur.

Voilà donc 5 choses qui font que le footballeur des temps modernes est obligé d’avoir une panoplie de caractéristiques qui lui permettent d’être dans un dépassement de fonction extrêmement utile pour le succès de son équipe. İl ne suffit plus juste de savoir uniquement ou de savoir mettre le ballon au fond des filets exclusivement. İl faut savoir être un couteau suisse…

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