Rudy Gobert neutralisé, le Jazz doit réagir

NBA

Rudy Gobert a souffert contre les Houston Rockets dans le game 1.

Le Jazz doit trouver le moyen de mieux utiliser son pivot à l’impact défensif habituellement si important.

Dur dur d’être un big man. En tout cas quand on joue contre les Houston Rockets. Rudy Gobert, qui avait déjà eu un terrain d’expression limité en saison régulière contre les Texans, a de nouveau vécu une soirée compliquée dimanche.

Rudy n’est évidemment pas le seule responsable de cette défaite inaugurale. Simplement, on a tellement l’habitude de le voir être un atout gargantuesque pour le Jazz que ses difficultés relatives interpellent immédiatement. Par “difficultés”, on entend plusieurs choses. Celles-ci ne concernent ni son attitude, ni son engagement, toujours irréprochables. Le pivot tricolore a tenté, comme à son habitude, d’être une arme de dissuasion majeure dans sa moitié de terrain. Malheureusement, le style des Rockets et l’incapacité d’Utah à le contrecarrer ont parfois donné l’impression que Gobert – et n’importe quel seven-footer à vrai dire, n’était pas adapté à ce genre de combat.

Que peut décemment faire l’ancien Choletais contre un cinq avec quatre joueurs capables de faire mouche de loin et un adversaire direct, Clint Capela, qui n’a presque pas d’égal chez les postes 5 dans sa façon de sprinter d’un cercle à l’autre sur chaque possession pour enfoncer l’opposition ?

Bousculé par Capela, Rudy Gobert ciblé sur pick & roll

Rudy a fait son job habituel, mais cette fois sans réussite. Il n’est pas parvenu à “limiter” Capela sur les quelques duels de golgoths qu’ils se sont livrés dans la raquette du Jazz. Ses sorties au large en tentant de faire jouer son envergure devant Harden ou Paul ont été bien exécutées mais n’ont presque jamais empêché les stars des Rockets de scorer. Insister sur pick and roll en ciblant Gobert était évidemment une volonté de Mike D’Antoni et ses joueurs ont parfaitement accéder à la requête.

On peut se dire qu’avec la même attitude volontaire et un peu moins de réussite pour les Texans (17/32 à 3 points), Rudy Gobert sortira des prochains matches sans arrière-goût amer. Mais encore faut-il que Houston soit moins adroit (bonne chance) et que le Jazz puisse en profiter de l’autre côté.

Tiens, l’autre côté justement.

Un mismatch pas exploité en attaque

Rudy ne sera jamais un big man dont l’intention première est d’atteindre ou dépasser les 20 points par match. Cela dit, voilà deux saisons qu’il tourne autour des 14 points de moyenne avec une efficacité maximale vu les situations dans lesquelles il hérite du ballon. Lorsqu’il est alimenté au poste, le Français est capable de prendre le dessus sur beaucoup de défenseurs en faisant parler ses qualités athlétiques. Les petits moves qu’il a développés au fil du temps l’aident bien également. Dans ce game 1, comme souvent lorsque le Jazz affronte les Rockets d’ailleurs, Gobert a été assez inexplicablement sevré d’opportunités.

L’absence de Ricky Rubio, pourvoyeur principal de la “Stifle Tower” en attaque peut expliquer le faible de ballons exploitables reçus par le pivot du Jazz. Mais pas complètement. Donovan Mitchell, Dante Exum ou Alec Burks n’ont presque jamais exploité le mismatch que constituait la présence fréquente de PJ Tucker, 1,98 m, en défense sur Rudy Gobert. Ce n’est pas faute d’avoir pris position et appelé la balle. Ce n’est finalement que dans le 4e quart-temps que le Jazz s’est mis à l’alimenter, alors que l’écart au score était déjà important. Le candidat au titre de meilleur défenseur de l’année a du coup converti ses quatre tentatives et bouclé le match avec 11 points et 9 rebonds.

Pour répondre à la force de frappe offensive des Rockets, Utah va devoir trouver le moyen de mieux exploiter l’un de ses atouts principaux. Ou comprendre rapidement comment ne pas le rendre anecdotique face à la meilleure équipe de la ligue cette saison.

 

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